Le forfait mobilités durables est une aide facultative qu’un employeur français peut verser pour les trajets domicile-travail à vélo, en covoiturage, en services de mobilité partagée, en engins de déplacement personnels motorisés comme les trottinettes électriques, ou en transports en commun hors abonnement. En 2026, il est exonéré de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu jusqu’à 600 € par salarié et par an, ou 900 € en cumul avec la prise en charge d’un abonnement de transport en commun. L’employeur le met en place par accord, ou par décision unilatérale après consultation du CSE.
Qu’est-ce que le forfait mobilités durables ?
Le forfait mobilités durables (FMD) permet à un employeur français de prendre en charge tout ou partie des frais de trajet domicile-travail de ses salariés effectués par des modes durables, sans cotisations sociales ni impôt sur le revenu jusqu’à un plafond. La loi d’orientation des mobilités du 24 décembre 2019 l’a créé, et l’article L3261-3-1 du Code du travail le définit. Il est facultatif pour les employeurs privés, contrairement à la prise en charge des abonnements de transport en commun, obligatoire à hauteur de la moitié du prix.
Les trajets couverts
Le forfait couvre les trajets entre le domicile et le lieu de travail effectués :
- À vélo personnel, y compris à vélo électrique.
- En covoiturage, comme conducteur ou passager.
- Avec des services de mobilité partagée, comme les vélos et trottinettes en libre-service, ou l’autopartage de véhicules à faibles émissions.
- Avec des engins de déplacement personnels motorisés, comme les trottinettes électriques.
- En transports en commun avec des titres autres que les abonnements, que la prise en charge obligatoire couvre déjà.
Le montant exonéré en 2026
Le forfait est exonéré de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu jusqu’à 600 € par salarié et par an. Lorsque l’employeur prend aussi en charge une partie d’un abonnement de transport en commun, les deux ensemble sont exonérés jusqu’à 900 € par an. Lorsque l’employeur verse aussi une prime transport pour le carburant ou la recharge, les deux ensemble restent dans la limite de 600 €, dont 300 € au plus pour le carburant. L’employeur peut le verser sur le bulletin de paie ou au moyen d’une carte titre-mobilité prépayée. Les lois de finances modifient ces plafonds : vérifiez-les chaque année.
Comment le mettre en place
L’employeur met en place le forfait par accord d’entreprise ou accord de branche, ou par décision unilatérale après consultation du comité social et économique (CSE). Il doit s’appliquer dans les mêmes conditions à tous les salariés placés dans la même situation, et l’employeur peut demander un justificatif des trajets, comme une attestation sur l’honneur ou une preuve de paiement.
La mobilité dans la négociation annuelle
Les entreprises d’au moins 50 salariés sur un même site doivent inclure les trajets domicile-travail dans leur négociation annuelle obligatoire : des mesures pour réduire le coût des trajets et encourager les modes plus propres, dont le forfait. À défaut d’accord, elles doivent établir un plan de mobilité employeur qui analyse les déplacements des salariés et fixe des actions, un budget et un calendrier.
Mesurer les trajets domicile-travail
Le forfait vise à changer la façon dont les salariés se déplacent : mesurer les trajets domicile-travail montre s’il fonctionne. Une courte enquête sur la distance parcourue, le mode utilisé et le nombre de jours par semaine donne les émissions des trajets domicile-travail, la catégorie 7 du scope 3 selon le GHG Protocol. La refaire chaque année avec les mêmes questions montre si les trajets en voiture diminuent, et les mêmes chiffres servent au plan de mobilité employeur et à votre bilan carbone.
Le faire dans Greener Ahead
Greener Ahead ne verse ni ne gère le forfait. La comptabilité carbone dans Greener Ahead mesure les trajets domicile-travail et les déplacements professionnels dans le cadre de votre bilan carbone : les salariés répondent à une courte enquête sur leurs trajets sans créer de compte, et le résultat affiche les kilomètres et les émissions par mode de transport, d’une année sur l’autre. Elle coûte 1 495 € par an avec des utilisateurs illimités, et vous pouvez l’essayer gratuitement pendant 14 jours sans carte. Consultez la page tarifs pour connaître les conditions en vigueur.
Le forfait en un coup d’œil
Les principales règles pour les employeurs privés en 2026.
| Règle | Ce que cela signifie |
|---|---|
| Obligation | Facultatif pour les employeurs privés |
| Modes | Vélo, covoiturage, mobilité partagée, engins de déplacement personnels motorisés, titres de transport en commun hors abonnement |
| Plafond d’exonération | 600 € par salarié et par an |
| Avec un abonnement de transport en commun | 900 € au total |
| Avec une prime transport (carburant) | 600 € au total, dont 300 € au plus pour le carburant |
| Mise en place | Accord, ou décision unilatérale après consultation du CSE |
| Versement | Sur le bulletin de paie ou par carte titre-mobilité |
Avant de le mettre en place
Un point de départ rend l’effet visible un an plus tard.
- Interrogez les salariés sur leurs trajets actuels : mode, distance et jours par semaine.
- Choisissez les modes et le montant, dans la limite du plafond d’exonération.
- Consultez le CSE ou négociez un accord.
- Décidez des justificatifs demandés aux salariés, comme une attestation sur l’honneur.
- Refaites la même enquête un an plus tard pour voir si les trajets en voiture ont diminué.
Sources et périmètre
- Service-Public Entreprendre : forfait mobilités durables (FMD)
- Code du travail numérique : article L3261-3-1 du Code du travail
- Code du travail numérique : article L2242-17 du Code du travail
Ces ressources expliquent un flux de préparation. Vérifiez la norme que vous avez choisie et les exigences du destinataire avant de partager votre rapport.





















